Répartis en deux groupes d’âge (12-14 ans et 15-21 ans), les participants ont suivi un cycle de six ateliers hebdomadaires de 45 minutes. Ce projet, inscrit dans une démarche d’inclusion numérique, a été conçu en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique afin de répondre aux besoins spécifiques du public accompagné.
L’initiative fait suite à plusieurs constats : une utilisation omniprésente du smartphone dans les loisirs et la socialisation, mais également une méconnaissance importante des enjeux liés à la sécurité numérique. Tous les jeunes interrogés utilisent des applications comme YouTube, les réseaux sociaux ou les messageries, et fréquentent des plateformes de rencontre, sans toujours en mesurer les risques. Le diagnostic initial a révélé un décalage marqué entre les usages et la compréhension des notions essentielles, notamment en matière de données personnelles.
Les objectifs de l’action étaient multiples : développer des compétences numériques de base, sensibiliser aux bons usages et renforcer les réflexes de protection. À travers une pédagogie adaptée (supports visuels, mises en situation, manipulation concrète), les ateliers ont abordé des thématiques clés telles que la sécurité en ligne, le paramétrage des comptes ou encore la gestion de l’image numérique.
Malgré certaines difficultés, comme l’hétérogénéité des niveaux ou la fatigabilité des participants, l’action a permis des avancées significatives. Les jeunes ont acquis de premiers réflexes de protection et une meilleure compréhension des risques. Cette expérience souligne toutefois la nécessité d’un accompagnement dans la durée, incluant les familles, afin de consolider les apprentissages.
En conclusion, cette action met en lumière l’importance d’une médiation numérique adaptée pour favoriser l’autonomie et sécuriser les pratiques numériques des jeunes les plus vulnérables.

